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2CV en Tanzanie

En juillet dernier, Barbara Rottiers a parcouru la Tanzanie avec son « Storysnapper ». Son but : recueillir des histoires, dans l’habitacle douillet d’une 2CV…

Recherche témoins de belles histoires

Les téléspectateurs de la chaîne publique flamande Eén attendent avec impatience le vendredi soir pour voir le « Storysnapper » et ses histoires passionnantes en provenance de Tanzanie, contées sur la banquette arrière d’une 2CV. Barbara Rottiers, l’initiatrice du projet, s’y est rendue voici deux ans déjà en 2CV pour y enregistrer, avec son amie de cœur Annick De Rop, des histoires authentiques. La Deuche a difficilement survécu à la savane mais, moyennant quelques réparations, a tout de même pu revenir en Belgique. « Pour les enregistrements de ‘Storysnapper’, l’arrière de la carrosserie de notre véhicule initial a été monté sur une remorque, pour que notre 2CV puisse malgré tout repartir en Tanzanie. Pourquoi une 2CV ? C’est très simple : son look sympa attire les gens, et je trouve par ailleurs que c’est une belle petite voiture. »

Un véritable aimant à récits

La 2CV séduit aussi les Tanzaniens, comme on peut le constater dès le premier épisode du reportage. Lorsque la remorque est arrivée sur la petite place, des curieux se sont aussitôt attroupés autour de l’étrange machine. « Notre ‘Storysnapper’ a eu l’effet d’un aimant. Chaque fois que nous arrivions sur une place de marché, je sortais la tête par le toit ouvrant et, à l’aide d’un copion rédigé en swahili, je m’adressais à la foule en expliquant que nous étions à la recherche de gens ayant une belle histoire à raconter. Notre 2CV constituait l’appât parfait. Les Africains vivent beaucoup plus dehors que nous. A notre arrivée, tout le monde nous fixait avec un étonnement mêlé d’un brin de méfiance. Puis les gens lisaient les gribouillages en swahili sur la 2CV. Cela faisait rire tout le monde. Notre ‘Storysnapper’ a quelque chose d’indéfinissable. C’est ce qui fait que les gens se mettent spontanément à parler. Exactement comme on papote facilement lorsqu’on sort le chien. »

Le danger des clichés

« L’amorce du reportage a en fait été un texte de l’écrivaine africaine Chimamanda Ngozi Adichie, ‘The danger of a simple story’, qui met en garde contre les risques de malentendus qui naissent de récits simplistes à propos d’une autre personne ou d’un autre pays. Chimamanda raconte ainsi avec beaucoup d’humour comment, jeune Nigériane, elle est partie faire des études en Amérique, où tout le monde s’étonnait qu’elle connaisse les textes des chansons de Mariah Carey. Tout comme elle avait elle-même une vision très stéréotypée des Américains. A travers les récits que recueille notre ‘Storysnapper’, nous souhaitons lutter contre les idées toutes faites que l’on se fait souvent de l’Afrique. Le Continent noir ne se résume pas à la guerre, la faim, la misère ou, plus récemment, Ebola. »

Interpellant

Le « Storysnapper » est parti en exploration depuis Dar es Salaam vers le nord de la Tanzanie. « Vingt jours pour enregistrer autant de morceaux… Autant dire que, par moments, ce fut épique et que nous avons travaillé jour et nuit. Zéro recherche, de l’improvisation tout le temps. Contraire à toutes les règles en vigueur à la télévision, donc. Nous sommes quand même repassés chez deux personnes que nous avions rencontrées la première fois. Notamment Aika Marealle, une artiste R&B qui a percé depuis ; elle a fait ses études en Inde et dirige aussi une école Masaï avec sa maman. Car les Tanzaniens n’étudient pas en Europe, ce n’est pas assez bien. Ils vont en Inde. Interpellant, pour nous qui croyons toujours que le Vieux Continent détient le monopole du savoir. »

La 2CV vectrice d’histoires

« Nous nous sommes assez vite rendu compte que les plus assertifs au premier rang n’avaient pas nécessairement une bonne histoire à raconter. A l’inverse de ceux du rang juste derrière eux. Les gens parlent des sujets les plus divers : la vie quotidienne, quelques évènements marquants, leurs rêves, leur boulot, leurs peurs, mais ils parlent aussi comme nous de naissance, de mariage, de mort… En fait, nous sommes tous les mêmes, à peu de choses près. 

Un vieil homme, une casquette vissée sur la tête et de la cataracte plein les yeux, nous a observés toute la journée. Ce n’est qu’en fin de journée qu’il est venu vers nous, disposé à raconter son histoire. ‘Ça y est’, me suis-je dit. Ce que nous avons pu rire ! Il a vraiment pris son temps et a parlé de l’époque des coloniaux, quand tout était tellement mieux. Comment les domestiques faisaient enrager leur boss anglais, les mauvais coups qu’ils faisaient en son absence, ‘arrangeant’ ses costumes avec le fer à repasser, l’imitant en train d’agiter les sonnettes de service…Ou ce garçon Masaï qui a raconté le jour de sa circoncision, du matin jusqu’au soir. Exactement comme s’il nous en lisait le roman. Un vrai récit prêt à l’emploi.Dans un port du lac Victoria, un homme a demandé à son patron s’il pouvait quitter le boulot pour venir nous raconter son histoire. Il sortait tout juste de prison, où il avait croupi sept ans durant malgré son innocence. Le juge l’avait finalement libéré et lui avait trouvé du travail à la compagnie des ferries. Il voulait que le toit du ‘Storysnapper’ reste ouvert. Car il devait s’occuper du départ des ferries et, régulièrement, se levait pour crier aux bateaux qu’il y avait encore des voitures qui arrivaient. Cet homme avait tout perdu. Sa femme l’avait quitté et tout ce qu’il possédait tenait dans un sac en plastique. Mais il avait pourtant le courage de se reconstruire une nouvelle vie… Jusque sur le chemin de l’aéroport, nous avons continué à enregistrer des histoires. Celle d’une gynécologue qui sortait de la salle d’opération après avoir été appelée pour une césarienne ! »

Des perles

Seule Barbara apparaît à l’écran, mais c’est toute une équipe qui opère en coulisse. Dans le sillage du « Storysnapper », il y a le réalisateur Jelle Jacobs et Piet, le cameraman. « Notre traducteur et chauffeur Bakari Masare a lui aussi été un maillon essentiel pour nouer des contacts. Lorsqu’une équipe de télévision fait brusquement irruption dans un village, c’est une véritable invasion. Il faut donc expliquer par le menu ce qu’on est en train de faire. Et Bakari est super-doué pour cela. Je suis donc très contente du résultat final. Non que chaque récit soit extraordinaire, mais on trouve quand même quelques perles. Et nous avons rencontré des gens super-chouettes. »

Envie de rectifier quelques clichés ? Le vendredi soir, un peu après 19h30, branchez-vous sur « Iedereen Beroemd » : jusqu’à fin décembre, des histoires tanzaniennes authentiques vous seront contées depuis la banquette arrière d’une 2CV.

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