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A la mode de chez nous

A la mode de chez nous

Le styliste Dries Van Noten, l’un des « Six d’Anvers » s’est fait remarquer récemment lors du ‘Fashion Week’ à Paris. Il s’y déroule aussi jusqu’au 2 novembre une grande exposition de l’évolution de son œuvre. En février 2015, celle-ci viendra à Anvers.

Le styliste Dries Van Noten, l’un des « Six d’Anvers » s’est fait remarquer récemment lors du ‘Fashion Week’ à Paris. Il s’y déroule aussi jusqu’au 2 novembre une grande exposition de l’évolution de son œuvre. En février 2015, celle-ci viendra à Anvers.

En mettant à l’honneur Dries Van Noten, le Musée des Arts décoratifs de Paris n’aura jamais si bien porté son nom. A longueur de collections, le créateur belge conjugue un art intransigeant et une esthétique plus légère, décorative. Portrait de l’enfant terrible du stylisme à la belge…

Une griffe chic et choc

Capable aussi bien de s’inspirer de la broderie indienne que de parer certaines créations de plumes ou de fleurs (son père l’a initié « presque de force » au jardinage), Dries affiche la bonne cinquantaine doublée d’une éternelle âme d’enfant. « J’aime jouer des matières et des éléments », explique-t-il. « C’est aussi pourquoi j’adore organiser des défilés dans des endroits improbables. La mode est beaucoup plus amusante vue ainsi. Lors de certains de mes événements, on peut par exemple dîner sur le podium. Ou pique-niquer dans des coffres de voitures. »Pour exemples, le cat-walk dressé sous la station de métro parisienne de Barbès ou l’un de ces derniers défilés où il montre les modèles en osmose avec la nature clôturé par une scène où les mannequins s’allongent sur un tapis d’herbes et mousse.

Le sang de la mode coule depuis longtemps dans les veines de la dynastie Van Noten ! Avec un grand-père tailleur et des parents qui tenaient une boutique de vêtements de luxe, le petit Dries n’a (presque) eu qu’à suivre le fil tracé par la famille dans ce secteur ! C’est donc logiquement qu’il intègre l’Ecole de Mode de l’Académie royale d’Anvers. Les noms des artistes qu’il croise durant son cursus en disent long sur le brassage d’idées qui balaie alors le milieu artistique anversois. Encouragé par la chorégraphe Ann Demeulemeester, ainsi que par les stylistes Walter Van Beirendonck ou Dirk Bikkembergs, Van Noten défend une mode à la fois décomplexée et non conformiste. Le tout à travers sa griffe, le fameux label « DVN » tour à tour chic et choc, voire le plus souvent les deux simultanément.

Van Noten réalise sa première collection pour hommes en 1985, suivie deux ans plus tard d’une ligne pour femmes. Avant de lancer, en 1988, sa propre griffe de chaussures. Le succès ne se fait pas attendre. Et ses créations sont bien vite adoptées par les enseignes les plus prestigieuses, de Whistles à Londres au new-yorkais Barneys.

Une révolution technologique

Jamais à court d’une bonne idée, Dries Van Noten découvre, en 2007, un procédé révolutionnaire permettant d’imprimer sur tissu avec une grande précision de très fins motifs, et de juxtaposer des couleurs à l'infini. Avec la technologie du jet d’encre, ses créations font sensation lors de la Fashion Week printemps-été 2008, notamment grâce à une robe en satin de soie imprimée de 50 tons de bleus différents.

Les succès s’enchaînent. On relèvera surtout la fameuse collection 2013, axée sur le tartan et traversée par les figures de Kurt Cobain et de Courtney Love. Au programme : des vêtements tels que le couple emblématique du grunge aimait en porter, tant à la ville que sur scène. « L’image de Kurt Cobain me fascine. J’aime beaucoup les individus dont le style paraît ne nécessiter aucun effort, ce qui n’est pas mon cas », lance-t-il, toujours soucieux de surprendre.

« Je n’obéis pas à un système, car la routine tue l’inspiration », confiait-il en mars dernier au magazine français L’Express. « J’aime au contraire me sentir libre de mes associations. Pour mon thème punk, par exemple, tout est parti de la façon dont je m’habillais quand j'étais étudiant à l’Académie d'Anvers. A l’époque, nous allions chiner des vêtements des années 1950, qu’on découpait et peignait. Mais je trouve le tailleur Bar de Dior tout aussi punk, avec sa jupe de 30 mètres de tissu : montrer cela en 1947, c’était créer un choc. De même que les Anthropométries d’Yves Klein, peintes avec des corps de femmes nues. C’est de lui que m’est venue l’inspiration de la collection été 2006, avec ses robes en satin enduites de peinture bleue. En général, je me définirais comme un audacieux. »

Dandy bohème vs business

Et c’est évidemment cette audace permanente qui va dynamiter les codes de la mode noir-jaune-rouge. Electron libre, qui ne signe que quatre collections par an (soit la moitié par rapport à la plupart des stylistes), Van Noten s’est forgé un style propre, immédiatement reconnaissable. A base de superpositions, d’imprimés et de coupes androgynes,le résultat respire la nonchalance et la bohème. Façon dandy déchu. « Son style est mûr depuis le début. Il n’y a pas de chronologie dans son travail », observe Pamela Golbin, commissaire de l’expo parisienne qui lui est consacrée. Une success-story artistique qui se double d’un business florissant. En 2010, la petite entreprise de Van Noten ne connaissait pas la crise. Avec un chiffre d’affaires de 32 millions d’euros pour quelque 500 points de vente disséminés dans le monde entier. Une réussite à la belge qui rappelle une fois encore que, si notre pays est petit, il a définitivement les idées larges.

Envie de faire plus ample connaissance avec le travail de Dries Van Noten ? Rendez-vous à l’exposition que lui consacre le Musée parisien des Arts décoratifs jusqu’au 2 novembre. Toutes les informations sur http://www.lesartsdecoratifs.fr
A partir de février 2015 l’expo est à découvrir dans le musée de la mode à Anvers.www.momu.be

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